Fédération PCF du Bas-Rhin (67)

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Les agents de la Communauté Urbaine de Strasbourg sont révoltés : ils ont mille fois raison ! D’autres choix politiques sont possibles

Moins d’un an après les élections municipales, les agents de la CUS en font l’amer constat : le service public subit une violente attaque sous l’effet des politiques d’austérité déclinées jusque dans les collectivités locales.

Face à la perte de la dotation de l’Etat de 67 millions d’euros, à raison de 10 millions d’euros par an, la solution de la nouvelle municipalité est simple. Elle fait le choix de réduire les effectifs de la CUS. Quel courage politique !

Ce sont les salariés et la population qui vont payer ces choix politiques désastreux. Et la facture est salée ! 500 emplois vont disparaître à la CUS sur les 3 prochaines années (sur 800 à terme).

Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail pour les agents, démantèlement du service public et privatisation, voilà le vrai sens des mots « mutualisation » et « externalisation » prônés par M. Fontanel, premier adjoint au Maire de Strasbourg !

L’exemple de la lutte des salariés de Senerval a pourtant clairement démontré que livrer au privé des pans du service public (de surcroit rentables au vu des profits dégagés), n’est aucunement une garantie quant à la qualité du service rendu à la population.

Alors Messieurs Ries, Fontanel et Herrmann, quels intérêts défendez-vous de fait ? Ceux des populations et des personnels de la CUS pour un service pour public de qualité ? Ou bien ceux du patronat, ceux du MEDEF, pour le compte de groupes, de lobby et d’intérêts privés ?

Fidèles aux directives du gouvernement, vous votez bien comme un seul homme pour la politique d’austérité au Parlement. Et vous vantez par ailleurs les mérites d’une réforme territoriale et d’une métropolisation dont le but est de créer un cadre pour une plus grande privatisation des services publics, pour une mise en concurrence des régions et la destruction du droit du travail, pour un éloignement des citoyens des lieux de décision.

Alors arrêtez vos larmes de crocodiles !

A l’heure où 40 milliards sont offerts par le gouvernement au patronat par le biais du CIR et par celui du CICE sans garantie de création d’emplois, il est inadmissible de voir amputées les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.

Face à vos choix, les communistes ont des propositions simples et efficaces pour l’intérêt de tous : taxer les revenus du grand capital plutôt que ceux du travail, mettre fin aux dispositifs (CICE, CIR, exonérations de cotisations sociales...) qui favorisent finalement les actionnaires des grandes entreprises, soutenir les collectivités territoriales, l’artisanat et les entreprises créatrices d’emplois et de richesses en reprenant le contrôle des banques et entreprises d’utilité publique (BNP, La Poste, SNCF, EDF, GDF…).

Autant de mesures que les communistes mettent en débat pour ouvrir des perspectives nouvelles en se donnant les moyens d’investir dans les services publics, l’industrie, la formation et la recherche, par le biais notamment des collectivités territoriales.

Le 28 novembre, les syndicats de la CUS appellent les agents à la grève et à un rassemblement à l'occasion de la réunion du Conseil de CUS, à 11 h devant le Centre administratif « pour refuser ce coup de force et exiger les moyens de rendre un service public répondant aux besoins des usagers et non à des considérations purement économiques ».

La Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français et les Jeunes Communistes 67 seront à leurs côtés pour défendre les emplois, le statut de la fonction publique territoriale, les solidarités, en bref le service public !

Strasbourg, le 24 novembre 2014

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